Anton Polyakov

Tiraspol (MD), 199

EN

Anton Polyakov (b. 1990, Tiraspol) is a freelance photographer, living and working in his birth city, capital of Transnistria – a self-proclaimed state on the internationally recognized territory of Moldova-. He graduated in Transnistria in Geography. His work is focused on historical and cultural memory related to the region in which he resides, as well as younger generation of people born in Transnistria after the collapse of the Soviet Union.

FR

Anton Polyakov est un photographe indépendant, vivant et travaillant dans sa ville natale, capitale de la Transnistrie – un État auto-proclamé sur le territoire internationalement reconnu de la Moldavie. Il est diplômé en Transnistrie en géographie. Son travail se concentre sur la mémoire historique et culturelle liée à la région dans laquelle il réside, ainsi que sur la jeune génération de personnes nées en Transnistrie après l’effondrement de l’Union Soviétique.

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IT

Anton Polyakov è un fotografo indipendente, che vive e lavora nella sua città natale, capitale della Transnistria – uno stato autoproclamatosi indipendente (nel 1991) nel territorio internazionalmente riconosciuto della Moldavia -.Diplomato in Geografia in Transnistria, il suo lavoro è centrato sulla memoria storica e culturale della regione in cui risiede e sulle giovani generazioni nate nel suo Paese dopo la dissoluzione dell’Unione Sovietica.

WORKS

Pioneers Palace (2016 - 2018)

Featured in the collective exhibition / Presenté dans l’exposition collective / Presentata nella mostra collettiva: Daring Youth

EN

“For 27 years, Transnistria – a narrow strip of land between Ukraine and Moldova, a length of about 125 miles – has the status of an unrecognized state. The subjects of my story are young people who were born and grew up on this territory. I belong to this generation myself, as I am the same age as Transnistria. The official culture, promoted by the authorities, is often boring and not interesting to young people who were formed in the era of the Internet. They are not limited by the borders of one state and have the opportunity to form their own cultural identity, including by observing their peers from other countries. In Soviet times, the Palace of Pioneers was called a place where teenagers could find their favorite occupation, a section (circle) of their own interest. In my story this is a figurative concept. Young people independently form their own sections or circles on interests, and the urban environment and the Internet space are used as a platform for the self-expression of young generation.” Anton Polyakov

FR

“Depuis 27 ans, la Transnistrie – une étroite bande de terre entre l’Ukraine et la Moldavie, d’une longueur d’environ 200 kilomètres – a le statut d’un État non reconnu. Les sujets de mon histoire sont des jeunes qui sont nés et ont grandi sur ce territoire. J’appartiens moi-même à cette génération, car j’ai le même âge que la Transnistrie. La culture officielle, promue par les autorités, est souvent ennuyeuse et peu intéressante pour les jeunes qui se sont formés à l’ère d’Internet. Ils ne sont pas limités par les frontières d’un État et ont la possibilité de se forger leur propre identité culturelle, y compris en observant leurs pairs d’autres pays. À l’époque soviétique, le Palais des Pionniers était appelé un endroit où les adolescents pouvaient trouver leur occupation préférée, une section (cercle) de leur propre intérêt. Dans mon histoire, c’est un concept figuratif. Les jeunes forment indépendamment leurs propres sections ou cercles d’intérêts, et l’environnement urbain et l’espace Internet sont utilisés comme plate-forme pour l’expression de soi de la jeune génération. Anton Polyakov

IT

“Per 27 anni, la Transnistria – una striscia di terra di circa 235 km stretta tra Ucraina e Moldavia – ha avuto una posizione di stato – indipendente de facto – non riconosciuto.I soggetti delle mie storie sono giovani ragazzi nati e cresciuti in questo territorio. Io stesso appartengo a questa generazione, avendo la stessa età della Transnistria. La cultura ufficiale promossa dalle autorità è sovente noiosa e priva di interesse per i ragazzi cresciuti nell’era di internet. Non limitati dai confini – territoriali – di uno stato, essi hanno l’opportunità di formare la propria identità culturale anche osservando i propri pari di altri paesi.Ai tempi dell’Unione Sovietica, il Palazzo dei Pionieri (“Pioneers Palace”) era conosciuto come un luogo dove gli adolescenti potevano trovare la loro occupazione favorita, una “sezione” o un “circolo” per i loro interessi. Nella mia storia questo è un concetto figurato. I ragazzi danno vita in maniera indipendente alle loro tendenze. L’ambiente urbano e lo spazio virtuale sono usati come piattaforme per l’espressione dell’identità delle nuove generazioni.” Anton Polyakov

Sukum Swimmers (2017)

A project by / Un projet de / Un progetto di Anton Polyakov, Anna Galatonova Work featured in the collective exhibition / Oeuvre presenté dans l’exposition collective / Opera presentata nella mostra collettiva: Daring Youth

EN

“On the eastern coast of the Black Sea, in Transcaucasia, there is a place called Abkhazia—a partially recognized state that was formed during the collapse of the USSR. According to Georgian law, Abkhazia exists as a region within Georgia and has the status of an occupied territory. Russia, on the other hand, shares a common border with the republic and provides it with economic and political support. They were, not coincidentally, the first country to recognize Abkhazia’s independence. Along with Transnistria, South Ossetia and Nagorno-Karabakh, Abkhazia is one of several territories experiencing problems of self-identification, political instability, and economic inconsistency after the dissolution of the USSR in 1991. These republics regularly attract the attention of the world community, including journalists and photographers. And although the protracted existence of these self-proclaimed territories is considered a curious phenomenon, no one takes them seriously, and they are thought to be political anomalies. “Time capsule,” “black hole,” “splinter of communism,” “museum of the Soviet Union”—these are some of the clichés which are often used to describe these regions. However, their isolation from the rest of the world is becoming increasingly ephemeral. People have long adapted to existence even in places where their status is uncertain. In Abkhazia, for example, over the past 25 years, several new generations have grown up, and they consider this republic their homeland. They did not witness war or a Soviet existence, and their maturation is occurring in the era of globalization and the Internet. In these new conditions, the boundaries for economic and cultural activities as well as development are becoming less noticeable. Having lived in and grown up in the unrecognized republic of Transnistria all our lives, we once asked ourselves how the youth live in Abkhazia. We wondered how difficult it would be for us not to become a hostage to stereotypes. Exploring the terrain in search of heroes, we realized that we wanted to concentrate on the lives of young people outside of a political context. Rather than focusing on stereotypes like the “time capsule,” revealing an erstwhile Soviet state, we found a much more interesting challenge of discovering real-life images that revealed a person’s connection to the place where he was born.” Anton Polyakov

FR

“Sur la côte orientale de la mer Noire, en Transcaucasie, se trouve un endroit appelé Abkhazie – un État partiellement reconnu qui s’est formé lors de l’effondrement de l’URSS. Selon la loi géorgienne, l’Abkhazie existe en tant que région de la Géorgie et a le statut de territoire occupé. La Russie, en revanche, partage une frontière commune avec la république et lui fournit un soutien économique et politique. Ils ont été, pas par hasard, le premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie. Avec la Transnistrie, l’Ossétie du Sud et le Haut-Karabakh, l’Abkhazie est l’un des nombreux territoires qui connaissent des problèmes d’auto-identification, d’instabilité politique et d’incohérence économique après la dissolution de l’URSS en 1991. Ces républiques attirent régulièrement l’attention de la communauté mondiale, notamment des journalistes et des photographes. Et bien que l’existence prolongée de ces territoires autoproclamés soit considérée comme un phénomène curieux, personne ne les prend au sérieux et on pense qu’ils sont des anomalies politiques. «Capsule temporelle», «trou noir», «éclat de communisme», «musée de l’Union soviétique» – tels sont quelques-uns des clichés souvent utilisés pour décrire ces régions. Cependant, leur isolement du reste du monde devient de plus en plus éphémère. Les gens se sont depuis longtemps adaptés à l’existence même dans des endroits où leur statut est incertain. En Abkhazie, par exemple, au cours des 25 dernières années, plusieurs nouvelles générations ont grandi et elles considèrent cette république comme leur patrie. Ils n’ont pas été témoins de la guerre ou d’une existence soviétique, et leur maturation se produit à l’ère de la mondialisation et d’Internet. Dans ces nouvelles conditions, les frontières des activités économiques et culturelles ainsi que du développement deviennent moins visibles. Ayant vécu et grandi dans la république non reconnue de Transnistrie toute notre vie, nous nous sommes demandé un jour comment les jeunes vivent en Abkhazie. Nous nous sommes demandé combien il serait difficile pour nous de ne pas devenir l’otage de stéréotypes. En explorant le terrain à la recherche de héros, nous avons réalisé que nous voulions nous concentrer sur la vie des jeunes en dehors d’un contexte politique. Plutôt que de nous concentrer sur des stéréotypes comme la «capsule temporelle», révélant un ancien État soviétique, nous avons trouvé un défi beaucoup plus intéressant de découvrir des images de la vie réelle qui révélaient le lien d’une personne avec le lieu où elle est née.” Anton Polyakov

IT

“Sulla costa orientale del Mar Nero, in Transcaucasia, esiste un luogo chiamato Abkhazia – uno stato parzialmente riconosciuto formato durante la dissoluzione dell’URSS. Secondo la legge giorgiana, Abkhazia esiste come regione in Giorgia e ha lo statuto di territorio occupato.La Russia, d’altra parte, condivide i propri confini con Abkhazia e assicura supporto economico e politico; non a caso, è stato il primo paese a riconoscere l’indipendenza dell’Abkhazia, congiuntamente alla Transnistria, l’Ossetia Meridionale e Nagorno-Karabakh, Abkhazia è uno dei numerosi territori che, in seguito alla dissoluzione dell’URSS nel 1991, si confronta con problemi di auto-determinazione, instabilità politica e volatilità economica.Queste repubbliche attraggono regolarmente l’attenzione della comunità internazionale, tra cui giornalisti e fotografi. Ma, nonostante la protratta esistenza di questi auto-proclamati territori sia considerato un fenomeno singolare, nessuno li prende seriamente in considerazione. Anomalie politiche. “capsule di tempo”, “schegge di comunismo”,“buchi neri”, “museo dell’Unione Sovietica” sono alcuni dei clichés che vengono spesso usati per descrivere queste regioni.Malgrado il loro isolamento dal resto del mondo stia diventando sempre più effimero, le persone hanno adattato la loro esistenza anche a luoghi dove il loro status è incerto. In Abkhazia, per esempio, negli ultimi 25 anni sono cresciute numerose nuove generazioni, che considerano questa repubblica loro terra natale. Non hanno conosciuto la guerra o l’esistenza dell’Unione Sovietica, e crescono in un’ era di globalizzazione e di internet. In queste nuove condizioni, i limiti di attività e sviluppo economico e culturale si notano di meno.Avendo vissuto ed essendo cresciuti nella – non riconosciuta – Repubblica di Transnistria tutta la nostra vita, – noi artisti – ci siamo chiesti come vivono i giovani in Abkhazia. Abbiamo pensato a quanto é stato difficile per noi non diventare prigionieri di stereotipi. Esplorando orizzonti in cerca di eroi, abbiamo realizzato che volevamo concentrare -il nostro lavoro- sulle vite dei giovani, al di fuori del contesto politico. Più che focalizzarci su luoghi comuni, come “capsule di tempo”, rivelatori di uno pregresso stato Sovietico, abbiamo trovato una sfida molto più interessante: scoprire immagini di vera-vita che rivelassero la connessione delle persone al loro luogo natio.” Anton Polyakov

On tour with OAW

Daring Youth
(collective photo-exhibition), Museo Civico Palazzo della Penna, Perugia (IT), 05-13.10.2018

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